Récits de course 2018

Formation chef.fe.s de course 8 septembre 2018

 

Participants : Agnès, Ignace, Xavier, Fabrice, Sabine, Gregory

 

Après seulement 2 années, la rencontre des chef.fe.s de course est devenue la journée à ne pas manquer. Entre balade et techniques de corde, un plongeon dans le monde numérique était proposé aux participants. (Presque) toutes les applications et tous les sites utiles à la préparation d’une course en montagne ont été passés en revue. Météo, cartographie, photographies, secours, partage d’information ou encore suivi sportif ont été décortiqués. Que ce soit à la maison sur l’ordinateur ou derrière une carte, en route pour les sommets sur le smartphone ou GPS, ou encore après la course sur la montre intelligente, toutes les données sont disponibles en quelques clics. Seulement, pour en profiter, il faut souvent sortir de sa zone de confort et tenter de se laisser aller par ces outils hyper intuitifs. La leçon donnée par Richard Mamie de la section La Neuveville, complétée par des exercices pratiques a permis à chacun de se familiariser avec ces outils incroyables.

 

Prêts à préparer n’importe quelle course, les participants attachent leurs lacets pour se lancer dans l’ascension courte mais menant aux Fouchies. Après le repas, Bertrand Conus de la colonne de secours de Moutier a présenté la mission et les compétences de cette institution. Les quelques exercices de corde effectués dans l’après-midi ont donné à tous l’envie de progresser et d’en savoir plus.

 

Merci à Xavier pour l’organisation de cette journée et rendez-vous en montagne !

 

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 1 Bonfol - Boncourt (22 km)

 

 

 

Après des retrouvailles très joyeuses et un petit voyage en train rouge, nous démarrons notre semaine de marche à Bonfol, sous les meilleurs auspices. La joyeuse troupe démarre en direction des étangs de Damphreux, pour un premier arrêt "photo de groupe", à la cabane forestière, sous le regard des cigognes encore au nid. Dans la bonne humeur, les 21 marcheurs continuent leur chemin jusqu'à Beurnevésin, où d'impose une visite de l'église et de ses vitraux de Hans Stocker. (Un peu de culture, ça stimule!)

 

Il fait déjà très chaud et nous entrons avec plaisir en forêt pour atteindre la borne des 3 puissances, haut-lieu historique de notre région, où nous dînons bien installés sur la frontière franco-suisse. La suite se passe sur la frontière, d'une borne à l'autre, par la Charbonnière, la douane de Beurnevésin et la montée à Notre-Dame du Mont, charmant oratoire au-dessus de Réchésy. Nous continuons ainsi jusqu'à Courcelles, de borne en borne. De là, aïe aïe aïe, passage obligé par un chemin à découvert, sous un soleil de plomb, pour rejoindre le Mont Renaud, à Boncourt. Cette magnifique journée va se terminer chez moi pour un apéritif pantagruélique organisé par nos chefs animateurs, qui ne reculeront devant rien (même pas une séance de stretching musical dans mon gazon ) pour nous distraire.

 

Bravo à tous pour cette première journée de plus de 5 h de marche et 22 km.

 

Myriam Gigon

 

Säntis – 22,23 et 24 juin

 

Chef de course : Ernest-André Farine

 

Participants : Marie-Jo Jecker, Thérèse Laissue, Isabelle Chorderet, Renée Balogh, Arsène Plomb, Alain Biétry

 

Vendredi 22 juin : Un trajet sans encombre, parsemé de quelques ralentissements, une petite heure de montée nous amènent à l’hôtel de montagne Ruhsitz au-dessus de Brülisau. Accueil chaleureux et souriant, excellent repas et bonne ambiance. Et quelle vue !

 

Samedi 23 juin.

 

08h00 départ pour le premier rek jusqu’au Hoher Kasten, 384 m en 45mn, le ton est donné. Nous poursuivons le long de cette longue et splendide arête, le regard accroché, là en bas par un lac bleu serti dans son écrin de verdure, par les sommets environnants  gainés du vert foncé des sapins et par-ci, par là un toit rouge. L’autre versant  nous révèle une vue plongeante,  voilée par un léger brouillard, sur la vallée du Rhin qui serpente tel un ruban argenté entre les agglomérations. Un passage sous des rochers surgissant de la terre tels des vaisseaux nous rappelle les Gastlosen.  Quel beau coin de pays que cet Appenzell. Les montées, parfois rudes, succèdent aux descentes, le tout agrémenté d’ une flore colorée et abondante comme seule la montagne peut nous offrir  -  Staubern – Saxer Lücke – un peu de neige enveloppée d’un léger brouillard pimente la montée au Zwinglipass, au pied de l’Altmann (2435m). Nous le contournons jusqu’à  la Zwinglihütte. La barre rocheuse que nous devons franchir pour atteindre le Rotsteinpass me semble infranchissable… et pourtant. Au col, la vue sur la Lisengrat qui mène au Säntis (notre itinéraire du lendemain) est impressionnante. Ça ne va pas être de la tarte, comme d’ailleurs la descente vertigineuse sur la Rotsteinpasshütte. Très bien sécurisée par des câbles bien tendus, nous avalons cette dernière difficulté. Ce ne sont pas moins de 1798 m positifs et 890 m. négatifs que nous avons accomplis ce jour-là en 7h30. C’était du costaud, bravo à tous et merci à Ernest pour cette magnifique journée. Quelques bières, un bon repas et des rires nous remettent sur pied.

                                                                                                                                             Renée Balogh

 

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 2 Lundi 13 août 2018 : Lucelle – Bonfol

 

 

 

Trajet P’ruy  - Lucelle en car postal, mais, fait cocasse, avec changement de car dans le no man’s land de la douane de Charmoille ! District de Porrentruy et de Delémont oblige.

 

A Lucelle, nous retrouvons nos deux « valdelémontaines », Rose-Marie et Raymonde.

 

Le temps est gris, pluvieux, mais après la chaleur écrasante de la veille, cette fraicheur est bienvenue.

 

 

 

Via le centre européen, ancienne abbaye de Lucelle, nous traversons par 2 fois la route cantonale et pénétrons dans la forêt de Largwald. Ce sentier brun sous la voûte verte des arbres, c’est beau. Nous admirons les bornes où le D se devine encore parfois sous le F. Petit arrêt explicatif aux Ebourbettes concernant le général Giroud, dont quelques participants connaissent bien l’histoire. Le magnifique sentier de crête nous amène au Roc au Corbeau avec vue sur les ruines du château de Morimont. Descente sur les hauts de Miécourt, la ferme de Bellevue, la cabane de Miécourt. Un petit détour s’impose jusqu’à la stèle dédiée au Lieutenant Werner Flury, officier aérostier, abattu par la chasse allemande en octobre 1918, peu avant l’armistice.

 

 

 

Arrêt pique-nique prévu à la cabane des Grisettes (Vendlincourt), mais déjà occupée par 5 dames. On négocie l’éventuel partage des lieux en cas de pluie, mais le temps nous fait une fleur et quelques tables posées à proximité par un amoureux du coin nous permettent de poser nos postérieurs.

 

 

 

Descente sur l’étang de Vendlincourt et là, entorse au programme, nous suivons le Corbéry, petit ruisseau tortueux (malheureusement complètement sec), dans une nature sauvage à souhait. En chemin, avec joie, nous retrouvons Nicolas venu à notre rencontre. La cabane de Bonfol – l’étang du Milieu, havre de paix, pas que pour nos amis à plumes et autres batraciens, mais aussi pour nous les humains. A Bonfol, nous sommes chaleureusement accueillis chez Josette et Nicolas qui nous offrent une merveilleuse collation. Un immense merci.

 

Retour en train à Porrentruy.

 

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 3 Lucelle – Saint-Ursanne

 

 

 

Participants: 21 personnes, Michel Stauffer CDC assisté par André Huber (Prévôtoise)

Après deux étapes de plaines – pour la mise en jambes – les clubistes de cet été caniculaire affrontaient l’étape qualifiée de “sportive” par le guide et la carte éditée par le CAS Jura. En effet, le descriptif du parcours 453 (cf. Itinéraires de SuisseMobile) de la randonnée du 100e anniversaire de la section Jura du CAS semblait être connu de tous sans qu’une quelconque appréhension s’installe.

 

 

 

L’approche de Lucelle en bus postaux en a surpris plus d’un car, peu de gens avaient attendu la correspondance à Charmoille dans leur vie! Néanmoins, c’est avec un enthousiasme bien visible que marcheurs et marcheuses entamèrent la première partie du parcours qui devait nous conduire à Grande Roche – lieu de la première pause. Cadeau du ciel, dès les nuages dispersés apparaît une éclaircie grandiose qui illumine l’Ajoie vue d’un sommet de la Baroche. La trouée de Montbéliard-Belfort et les contreforts des Vosges jusqu’à Mulhouse complètent le tableau. Chacune et chacun aura pu en profiter tout en se désaltérant avant d’attaquer le 2e palier qui devait nous conduire à la ferme de Plambois pour un court arrêt, le temps de quelques commentaires sur les prévisions météorologiques dont le court terme pourrait se mouiller. A ce jeu-là, nous avions la chance d’avoir des spécialistes!

 

 

 

A peine entamé le 3e palier que c’est bientôt l’arrivée aux Ordons où on frise les 1000 m. L’air frais se fait sentir mais il n’altère pas le moral. De tout le parcours des rires s’envolent témoignant d’une excellente et chaleureuse ambiance qui sera recompensée par de délicieuses grillades préparées par les maîtres-queues André B. et Ernest-André au Chalet du CAS. Le ciel aura bien attendu que nous soyons installés, à l’abri, pour déclencher les seules averses du jour. Les temps de l’apéritif et du repas expirés, c’est le moment où le CDC rappelle que notre itinéraire doit se poursuivre et que le soleil nous appelle.

 

 

 

Le cap est fixé sur Mongremay où les premiers arrivés peuvent profiter d’un autre magnifique panorama de l’Ajoie avec Cornol à ses pieds. Le temps de franchir allègrement le bucolique chemin des crêtes que déjà c’est la descente d’Outremont qui nous conduit à St Ursanne. Oh, surprise! A la hauteur de la grotte du saint, une musique pleine d’entrain nous détourne de notre chemin et l’apéritif nous y attend. Un chaleureux merci à l’équipe organisatrice qui n’a pas compté les marches d’escalier pour nous servir. C’est aussi vrai que toutes et tous l’ont mérité… comme la truite du repas du soir d’ailleurs.

 

Michel S.

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

Etape 4 a Grandfontaine – Roche d’Or ; variante « Sentier des belles filles »

Certains sont déjà sacs à dos et bâtons en mains, tandis que d’autres dégustent encore un fromage accompagné d’un bon verre de vin. Mais finalement, nous sommes 14 à prendre la direction des Grottes de Réclère. Sous le soleil d’abord, puis à l’ombre appréciée de la forêt.

 

Aux Grottes, nous profitons de la pause café, avant d’entamer la montée qui va nous mener à Roche d’Or. La plus grande partie de cette montée est en forêt, et au sortir de la forêt, une vue magnifique : la si belle Ajoie …. Un dernier effort et nous voilà au restaurant de Roche d’Or où une bière bien méritée nous récompense.

 

 

Marie-Jeanne M. et La Zab.

 

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 4 b Grandfontaine – Roche d’Or ; variante « Sentier des contrebandiers »

 

Mercredi 15 août, c’est renforcés de 4 mercredistes, que nous quittons Grandfontaine pour Damvant, puis Roche d’Or.

 

Le sentier reliant Damvant est entièrement plat de sorte que c’est d’un bon pas que nous le

 

suivons. Les particularités du parcours sont pour Grandfontaine, une magnifique fontaine à deux bassins, datant de 1747. Il faut savoir aussi que dans l’Eglise paroissiale, les dames ont droit aux bancs de droite, contrairement  aux autres paroisses, pour avoir bien défendu la localité aux temps des envahisseurs. A proximité de Damvant, nous faisons un premier arrêt à l’endroit où le capitaine Schaffner est mort d’une balle allemande le 15 novembre 1944. En mission de reconnaissance, il a fait les frais de la libération du territoire par les troupes françaises. Une deuxième pause s’impose devant le monument qui honore sa mémoire trois cents mètres plus loin. Nous prenons le repas de midi à proximité de la halle des fêtes de Damvant, puis une partie du groupe prend la route de Roche d’Or sous l’alerte direction de Marie-Jeanne, alors que nous optons pour le sentier des contrebandiers, longeant les bornes frontières par des passages quelque peu délicats. Notons que les narcisses d’autrefois vont refleurir, le Jardin botanique de Porrentruy ayant aménagé une grande culture à proximité de notre passage. 

 

Notre route continue vers Roche d’Or où nous retrouvons nos amis. L’excellent repas de Pépée, la réputée restauratrice et des dortoirs de rêve requinquent tout le monde dans une ambiance toute fraternelle.

 

Avant que tombe le rideau, disons merci au nôtre pour sa parfaite organisation ainsi qu’au coiffeur reconverti en cuistot et agent de voyages alors que notre ex-banquier annonce sans cesse que tout est gratuit, nouveauté dans la profession. Ce quatuor d’organisateurs comprenant aussi une scribe au verbe facile, mérite bien nos très vifs remerciements. 

 

EC (Nesty).

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 5 Roche-d'Or – St-Ursanne

 

 

 

Après avoir passé une bien belle soirée agrémentée d’un bon repas et ponctuée par un magnifique coucher de soleil ainsi qu’une nuit réparatrice à Roche d’Or ou, pour certain(e)s dans les yourtes à Réclère, la troupe se retrouve avant 8 heures pour un petit déjeuner collectif. Avant de se mettre en route, Nicolas, en pleine forme, nous gratifie d’un joli morceau de ragtime joué au piano. C’est parti pour une randonnée d’environ 5 h. Une fois arrivé à la tour d’observation de la Faux d’Enson (propriété du CAS section Jura) chacun s’accorde à reconnaître que l’échauffement est fait. De la tour d’observation, nous bénéficions, vu que le ciel est dégagé, d’un panorama de 360 degrés sur la France voisine, les éoliennes de différents endroits et même sur les Alpes bernoises. Aussi longtemps que nous longerons la crête, nous apercevrons les Alpes bernoises, au loin.

 

 

 

Comme lors d’étapes précédentes, nous côtoyons la frontière et empruntons une fois encore le « sentier des douaniers », sentier qui doit son nom à l’engagement, durant de longues années, des gardes-frontière suisses dans leur entretien. Des bornes datant de périodes différentes peuvent être admirées le long du chemin ; elles sont de véritables œuvres d’art placées dans un musée naturel.

 

 

 

A la Vacherie-Dessus, nous passons à côté d’une petite chapelle construite à l’époque du Kulturkampf. Avant d’arriver au col de Montvoie, nous avons encore une fois une vue saisissante sur Porrentruy et l’Ajoie presque toute entière. Dans la forêt précédant le chalet des Chainions, notre dendrologue amateur Labé nous donne des renseignements éclairés sur les arbres multi-centenaires qui s’y trouvent.

 

 

 

Après un pique-nique réparateur au chalet des Amis de la Nature (Les Chainions), nous nous remettons en route par une forte chaleur. A Seleute une nouvelle pause est de rigueur ; les randonneurs ont ensuite la possibilité de comprendre le fonctionnement du cadran solaire humain sis au milieu du village, avant que le groupe se remette en route pour rejoindre Saint-Ursanne via Oisonfontaine.

 

 

 

L’état de fatigue de la troupe a pour conséquence que l’on a même renoncé, ce jour-là, à prendre un apéro et que l’on a privilégié le retour à Porrentruy en empruntant le prochain moyen de transport public. Il faut dire que les participants ont aussi voulu garder des forces pour l’étape suivante, sachant que le programme de la 6ème et dernière étape allait être bien rempli.

 

 

 

Les rapporteurs : Hubert Rérat et Maurice Riedo

 

 

Semaine de randonnée Marcher dans l’Ajoie

 

Etape 6 : BONCOURT – GRANDFONTAINE     VENDREDI 17 AOUT

 

Nous longeons l’Allaine par un petit sentier de pêcheurs parsemé d’orties. Nous avons ainsi évité un revêtement en dur au profit d’un traitement urticant. Avant d’atteindre la tour de Milandre par d’élégants escaliers, nous contemplons le ravissant emplacement du théâtre des Nuits de Milandre. Surprise au pied de la tour avec l’obligation de gravir les escaliers conduisant à son sommet; le châtelain du lieu Rémy Saner et sa charmante châtelaine Yasmina nous y reçoivent avec force cafés et friandises. Après cet agréable intermède, nous continuons notre route vers le charmant hameau agricole du Maira pour arriver à Bure avec à notre droite le village français de Villars-le-Sec et les casernes de la Place d’armes sur notre gauche. Après trois heures de marche c’est à la cabane forestière de Bure que nous nous requinquons. Nous reprenons bientôt notre marche vers La Tenier où les chiens, prudemment cantonnés dans un enclos, signalent bruyamment notre passage. Un peu plus loin « Grandeur et décadence » des frontières : une simple « chintre » sépare la France de la Suisse avec à sa droite le village de Croix où nous devinons ses puits à balancier. Il y a un siècle et demi, Stanislas Saunier sema sur le domaine de Beauregard les graines de séquoias ramenées d’Amérique ; aujourd’hui ces petites graines sont hautes d’environ 60 mètres. C’est par un agréable sentier en forêt avec à gauche le village de Fahy et à droite le hameau français de la Chaifferie et son cimetière mennonite que nous prenons la direction de Grandfontaine. La course prend fin au Musée des vieilles machines agricoles par la visite commentée et un apéritif surprise sous la haute autorité du passionné et charismatique Bernard Vuillaume. Comme dans le village gaulois d’Astérix, la journée se termina par un superbe repas.

 

Les participants à cette magnifique semaine ont parcouru environ 125 kilomètres, ont vécu 6 jours merveilleux, ont retrouvé une divine Ajoie sous un soleil éclatant. Ils remercient Maurice Riedo, moteur et instigateur de cette splendide semaine ainsi que toute son équipe.

 

Bernard Varrin   

 

 

Semaine clubistique d’escalade au pied du Mont Viso (22- 27.07.18)

 

J.-B. Bandelier, Q. Crelier, C. Hügli, S. Hügli, C. Munoz, C. Munoz, S. Rérat, D. Monnin

 

Circulation fluide sur la route qui nous mène Crissolo, au fond de la vallée du Pô, à l’ouest de Turin. La pluie nous y accueille (mais elle ne durera pas) alors que nous attendons la navette qui nous mènera à Pian del Re (2020 m). Une petite pause à la source du Pô et nous continuons notre chemin vers le refuge Giacoletti (2741 m). Une ancienne caserne transformée en refuge habité d’une âme particulière grâce aux gardiens, Laura et Andrea Sorbino ainsi que leurs enfants et leur équipe. Le temps de nous installer, de prendre nos marques et c’est déjà l’heure du repas : primo, secondo, contorno et dessert. Ce sera ainsi chaque soir, une vraie cuisine italienne, goûteuse et roborative.

 

Lundi matin, 8 heures,  à Giacoletti : les randonneurs ont repris leur chemin, les grimpeurs se mettent à table. Déjeuner aux biscottes, nous sommes en Italie. Avant de nous mettre en route, Andrea nous amène à l’est du refuge pour nous montrer les Alpes valaisannes à l’horizon. On distingue clairement le Cervin et le massif du Mont-Rose. Plus tard, Sabine et Jean-Bernard grimpent Risisko (13 longueurs, 6a) dans la face est de la Punta Udine (3019m), les autres rafraîchissent quelques notions d’assurage puis se lancent en « grosses » dans la Cresta est (11 longueurs, 4c) de la même Punta Udine. Petit détail au passage, le départ des voies se trouve à une grosse soixantaine de mètres du refuge. Vers 14 heures, tout le monde se retrouve et se congratule au sommet. Retour au refuge par la voie normale et le Colour del Porco, une superbe via cordata et le reste des névés qui  tapissent le pied de la montagne. Puis c’est la terrasse du refuge, une boisson reconstituante et les commentaires de la journée. L’occasion pour certain de découvrir Luigi Moretti et sa boisson favorite (Comsumare preferibilimente in buona compagnia – ça, c’est de la pub !). Le gabbro local fait l’unanimité, les voies parcourues également. C’est aussi l’occasion de faire des photos des bouquetins qui hantent les alentours du refuge. Une première journée qui comble tout le monde … ou presque : pleins d’énergie et d’enthousiasme, deux courageux prennent leur linge pour aller se rafraîchir dans un des magnifiques lacs avoisinants. Brrrrrrrrr !

 

Le mardi se passe sur les flancs de la Punta Venezia (3096m). Jean-Bernard et Quentin gagnent le sommet par Dimenzione quarto (13 longueurs, 5b/c) alors qu’ils cherchaient Erika. Mais la belle n’était pas où l’on croyait ! La recherche du départ des voies reste un défi en montagne. L’arrivée des topos qui signaleront les coordonnées  constituera un véritable gain de temps et d’énergie pour les grimpeurs. Le reste du groupe s’attaque à l’Arête Perotti (14 longueurs, 4a), en « grosses », comme il se doit. Encore une superbe ascension, sur le fil de l’arête, agrémentée de quelques pas techniques qui donnent toute sa saveur à cette journée ensoleillée. L’arrivée au sommet s’avère quelque peu venteuse. L’arrêt se limite donc aux photos traditionnelles, puis le groupe fait une pause à côté du Bivouac des amis, quelques mètres en contrebas. L’occasion de faire connaissance avec une dame qui vient y passer une nuit chaque été depuis fort longtemps pour profiter de la magie du ciel d’été.

 

Mercredi matin ensoleillé pour monter le Colour del Porco et plonger sur le flanc ouest et français de la Punta Roma (3069m). Cheminement dans un vaste pierrier et par-delà quelques névés et nous voilà au pied de la voie du jour. Sabine et Jean-Bernard gravissent  Ti punch (7 longueurs, 6a), le reste du groupe se concentre dans Trois rivières (8 longueurs, 4c) en « grosses » encore et toujours. Plus d’arête aujourd’hui, une voie de montagne dans laquelle il faut repérer le cheminement et assurer les boucles des relais. La progression va bon train : on sent que l’escalade, l’assurage et les manœuvres du relai s’ancrent dans les automatismes des grimpeurs. Trois coups de tonnerre et une averse ponctuent les deux dernières longueurs. C’est le genre de surprise dont tout grimpeur se passe volontiers ! Une photo devant la Madonina et le groupe emprunte la voie normale pour retourner au refuge. Jean-Bernard et Sabine sont encore dans leur voie, mais nous avions convenu de procéder ainsi avant la montée. Une fois, la partie rocheuse derrière nous, nous effectuons une pause dont profitent les deux susnommés pour nous rejoindre. La dernière demi-heure nous vaut une belle averse de pluie et grêle. Le refuge est plein à craquer ; chacun tente comme il peut de trouver un endroit où faire sécher son linge détrempé.

 

Ciel bleu immaculé jeudi matin. Nous nous dirigeons tous ensemble vers le Col de la Traversette et le Buco di Viso, un tunnel que le Duc de Savoie a fit construire à 2882 mètres d’altitude entre 1478 et 1480 pour faciliter les échanges entre la vallée du Pô et le Queyras. Nous traversons le tunnel avec une pensée pour les personnes qui l’ont foré avec des moyens rudimentaires et à une altitude pareille.  Une fois la partie française atteinte, nous retournons au Col de la Traversette pour effectuer le premier secteur de l’Arête Bérhault, du nom de l’alpiniste française qui a parcouru  l’arête qui mène de la Traversette au sommet du Mont Viso en solo au cours de l’hiver 2000. Depuis, elle a été équipée pour la sécurité des alpinistes qui s’y lancent. Notre objectif est de cheminer jusqu’à la Punta Venezia, mais nous nous prenons une échappatoire vers 12.30 quand le ciel se met au gris et que les premiers coups de tonnerre se font entendre.  Retour une fois encore par le Colour del Porco … sans que finalement la pluie ne vienne nous détremper. La décision d’abréger était quand même sage, chacun en convient. Nous rejoignons le refuge vers 15.00 et il est déjà temps de penser aux bagages puisque nous avons convenu de rentrer vendredi. Une dernière occasion à ne pas manquer pour goûter au Génépi ou au Serpoul (liqueur à base de génépi ou de serpolet)  que Laura et Andrea nous offrent. Délicieux !

 

Vendredi matin, nous faisons une dernière photo avec Laura, Andrea et Aurora, une des aides du refuge, avant de rejoindre la plaine en cheminant auprès des lacs et sous une superbe cascade

 

Une pause repas sur la place du marché de Pinerolo et c’est un retour sans encombre vers une Ajoie écrasée sous la canicule.

 

Je ne dirai rien des parties de nos cartes, de nos sourires à voir de nouveaux arrivants se chamailler pour savoir qui dormirait en-haut ou en bas des lits à deux étages, de Michele, le petit dernier de la famille Sorbino, affublé d’un casque, de lunettes de ski et de protections auriculaires qui lui ont permis d’assister aux premières loges à l’atterrissage de l’hélicoptère, ni de tous les échanges qui ont ponctué notre séjour. Si vous avez envie d’en savoir plus, consultez rapidement le programme d’activités 2019.

 

Dominique Monnin

 

14-16 juillet 2018 « 1ère Tentative d’ascension du Mont-Blanc » 

 

Chef de course : Jean-Bernard Bandelier

 

Participants : Briot Fabrice, Crelier Quentin, Huegli Catherine et Sebastien, Munoz Cristel et Carlos, Rérat Sabine, Wingate  Vladimir, Staub Lydie et Voegeli Joane

 

1er jour

 

Nous quittons notre beau Jura en mode relax direction Chamonix afin d’aller titiller le toit de l’Europe et de rencontrer ses géants enneigés. La détente est telle que nous refusons la première montée qu’on nous propose pour pique-niquer dans la petite boulangerie d’à côté. Vers 15h00, on se décide pour monter en téléphérique noyés dans la masse de touristes de tous horizons venus admirer ladite montagne. À notre stupéfaction, nous sommes arrêtés à la station intermédiaire et priés de redescendre en raison d’un orage en montagne. Heureusement pour nous, les alpinistes, privilégiés, sont autorisés à se mettre de côté et pourront finalement poursuivre leur route un peu plus d’une heure plus tard. En attendant, nous admirons le travail de sauvetage de l’hélicoptère qui délivre quelques téméraires pris de court par la météo capricieuse sur une arrête.

 

À la station des Aiguilles du Midi, tout est désert. Déambulent dans les couloirs, seuls quelques braves alpinistes non découragés par le temps quelque peu incertain. Nous nous équipons et nous serons guidés par le bras droit de notre chef, notre cher Sébastien, pour rejoindre la cabane des cosmiques. Une heure après notre arrivée à la cabane, la joie est palpable au sein de l’équipe lorsque nos 2 retardataires, Sabine et Jean-Bernard, se joignent à notre table. La météo est changeante et peu fiable. De ce fait, Jean-Bernard décide de se réveiller à 1h00 pour pointer une dernière fois la météo. Par sécurité, il décide qu’il est plus sage de ne pas tenter l’ascension du Mont-Blanc et opte pour une course plus courte, le Mont-Blanc du Tacul (4’295m).

 

2ème jour

 

Vers 6h15, les cordées s’élancent sur la voie des 3 monts et entament l’ascension de ce premier géant de neige. Une crevasse nous contraint à emprunter une échelle et certains passages délicats concentrent toute notre attention. Carlos perd puis retrouve son gant grâce à un alpiniste entraîné qui se lance dans la course en solo. Le sommet est prisé et l’escalade sur roche se fait dans une atmosphère marquée par l’impatience de certains guides. Nous sommes en haut à 10h00 et admirons le Mont Maudit embrassé par la brume. Nous ne pouvons nous empêcher de penser à ces 6 alpinistes contraints à passer la nuit dernière dans un point clé de cette montagne, appelé l’épaule du Mont Maudit. D’autres ont dévissé et glissés sur 150m de chute et ont été recueillis par la gendarmerie de montagne et secourus à la cabane.

 

La descente se fait rapidement jusqu’à la hauteur de la cabane des cosmiques puis nous poursuivons notre chemin dans la vallée blanche jusqu’au refuge du requin où il est prévu de faire une petite pause déjeuner (pour les français) mais bien mal nous aura pris d’être aussi sûrs de nous et vous le comprendrez par la suite. L’accès au refuge n’est pas aisé et nous devons contourner petites et grandes crevasses. Après une courte pause, nous empruntons un pseudo sentier à gauche du refuge et traversons une cascade. C’est le moment de dévoiler nos talents de grimpeurs chevronnés et de sortir une corde et quelques mousquetons afin de montrer à Fabrice que ses élèves ont bien révisé leurs leçons du cours d’initiation à l’escalade. Nous avançons à travers roche et neige, cascade et fer rouillé. Nous reculons parfois. Le chemin a l’air de dater de la Seconde Guerre mondiale et de n’avoir plus été entretenu depuis. Chacun cherche activement ce qui pourrait être le sentier mais après plus d’une heure de recherche, Jean-Bernard décide qu’il est plus raisonnable de remonter au refuge au vu de l’heure avancée et au regard de la dangerosité de s’engager dans ce terrain instable et plutôt vertical.

 

Au refuge, il n’y a point de gardien. Il a laissé un mot sur la porte « En ravitaillement. Le gardien Polo. » Nous comprenons dans ce contexte de Coupe du monde, que ce cher Polo ne se sera pas fait prier pour aller boire une bière devant le match plus bas dans la vallée. Nous nous organisons telle une fourmilière et pendant que les uns s’affairent à purifier l’eau du glacier, les autres organisent un festin de rois avec tout ce qu’il restait dans nos sacs. Nous prenons ainsi nos quartiers dans le dortoir et apprécions ce moment dans l’intimité de ce groupe fantastique.

 

3ème jour

 

Le lendemain matin, une barre de céréales dans l’estomac, nous empruntons le véritable sentier sur la droite du refuge qui a des airs de via ferrata et traversons le glacier. La lumière est la plus belle à cette heure de la journée. Après 3 heures de descente, nous voici au pied de la gare de Montenvers à quelques 2’000m d’altitude. Nous admirons cette jolie nature malheureusement vouée à disparaître devant le panneau indiquant la hauteur du glacier en 1820. La descente en petit train rouge à crémaillère est appréciée par les convives, les yeux gorgés d’étoiles après cet incroyable périple ! À Chamonix, nous bouclons la boucle dans la petite boulangerie près du téléphérique. Nous étions même prêts à repartir pour le Mont-Blanc grâce à une météo encourageante mais faute de place au refuge de la tête rousse, nous sommes contraints de ranger nos crampons et de rester humbles face à la clémence de la montagne. C’est le cœur léger, le corps riche d’émotions et la tête pleine de joie que nous prenons le chemin du retour avec la certitude que nous reviendrons bientôt dans un esprit de solidarité et de soutien mutuel nous mesurer à la grandeur de cette mythique montagne. Un grand merci à notre fabuleux chef de course et tous ces merveilleux participants.

 

Joane

 

Compte rendu du week-end d’initiation HM CAS Jura du 16-17 juin 2018.

 

 

 

Départ samedi matin très tôt, en 2 voitures jusqu’à Praz-de-Fort. Monté jusqu’à la cabane de Saleinaz. Petite pause de midi sur le chemin afin de profiter du paysage et de la compagnie.

 

Une fois arrivée à la cabane, petite session de moufflage et de descente en rappel. L’heure du souper enfin arrivée on déguste du rôti de porc avec de la polenta et des légumes. On a déjà mieux mangé en cabane mais la bonne humeur est là donc tout va.

 

Lendemain debout 3h30. Après un déjeuner pas très copieux, départ à 4h30 pour nos sommets. Descente sur le glacier de Saleinaz, direction la fenêtre de Saleinaz. Passage très sympathique. On continue et grimpe successivement Tête Blanche et la Petite Fourche. Puis on entame notre descente pour rejoindre notre point de départ en passant par le plateau du Trient, le col et le Glacier d’Orny.

 

Résumé du week-end en quelques mots. Super beau, ambiance au top, efforts récompensés, bobos oubliés. Initiation réussie…..

 

 

 

Valérie-Ann Wyss

 

Rapport de courses " initiation à l’escalade" 2018 sur 4 modules.

 

Chef de course: Fabrice Briot et Xavier Monin

 

Participants : Cenalmor Carolina, Hennet Manuel, Munoz Christel et Carlos, Neukomm Cédric, Perasso Nicolas, Staub Judith, Staub Lydie

 

 

 

1er round (21.04.018): La joyeuse équipe se retrouve aux tilleuls en ce beau samedi matin afin de faire connaissance et d'apprendre les bases de l'escalade. C'est Fabrice qui mène la barque. Dans un premier temps, place à la théorie avec distribution d'un joli carnet du CAS " grimper en sécurité", le ton est donné! Nous bénéficions d'une foule d'information concernant le matériel indispensable, comment le choisir, ou le trouver... pour l'utiliser, suspens, il faudra attendre la pratique!

 

Nous nous lançons dans la pratique! Les Binômes se forment rapidement, les affinités aussi, nous apprenons alors comment grimper et assurer en moulinette avec différents moyens d'assurage, puis en tête. Les plus volontaires, ainsi que les volontaires désignés, pourront enfin tester leurs capacités à chuter (ou incapacités à finir sa voie, c'est vous qui voyez, c'est l'histoire du verre à moitié vide...)

 

La journée se termine déjà, les plus courageux se regroupent autour d'une petite limonade pour décompenser tranquillement en terrasse.

 

2ème round (28.04.2018): la fameuse équipe se réunit cette fois-ci en salle (faute de beau temps) aux environs de Bern, à la salle d'escalade Magnet. Nous avons la chance d'avoir une salle quasi-inoccupée en ce week-end prolongé (pas de répit pour nos initiés!). Nous revoyons ainsi les bases vues deux semaines auparavant, les premiers talents se dessine déjà! (éh oui il n'est pas donné à tout le monde de grimper en tête du 6a lors de son second essaie à la grimpe).

 

3ème round (12.052018): ladite équipe s'installe à Vaferdeau, la journée promet d'être belle, le temps et l'enthousiasme sont des nôtres! Nous commençons pour un peu de théorie, et apprenons comment redescendre "en moulinette" à l'extérieur. La pratique viendra après la déjeuner, il est déjà temps de reprendre des forces, l'après-midi s'annonce sportive!

 

The last one (19.05.2018): l'équipe de choc se regroupe pour ce dernier module le week-end de la pentecôte (toujours pas de répit mais on s'y fait...) dans le si beau cadre qu'offre les Franches-Montagnes, aux Sommêtres. Les prévisions sont mitigées, mais qui ne tente rien n'a rien! La matinée est belle, la motivation est là, on a tout ce qu'il faut! Au programme de la journée; de la pratique et un rappel pour finaliser cette belle initiation. Ce dernier ayant dû être écourté à cause de la pluie (qui n'aura pas épargné notre très cher Fabrice que nous avons récupéré frigorifié une foi redescendu de la paroi!)

 

Une belle expérience qui se termine déjà, mais pas de tristesse dans les cœurs de notre courageuse équipe car les « dernièrement » initiés ont déjà hâte de se retrouver pour mettre en pratique tout ce qu'ils ont appris et valider leur statut de débutants confirmés!

 

To be continued...

 

Le 453 en courant

 

 

Chef de course: Sébastien Hügli

 

Participants:      Jocelyne Charmillot, Catherine Hügli, Cristel et Carlos Muñoz, Sabine Rérat

 

 

Dimanche 20 mai, il fait beau, nous nous retrouvons à la gare de Saint-Ursanne.

 

L'idée de Sébastien est de faire le 453 en courant.

 

Le 453, c'est une des 6 étapes du chemin du 100ème, et c'est L'étape qui figure dans les itinéraires locaux de SuisseMobile.

 

Le 453, c'est 17 km entre Saint-Ursanne et Lucelle et 1000m de dénivelé positif.

 

 

Nous traversons donc Saint-Ursanne (440m) et très vite, le chemin monte vers Outremont (757m) De là, nous rejoignons le sentier de crêtes et nous ne manquons pas d'admirer, au dessus de Montgremay, l'Ajoie, la France, les Vosges à gauche, le Clos du Doubs, Chasseral, et presque les Alpes Bernoises à droite. Ensuite, se profile La Caquerelle, puis le col des Rangiers où un délicieux ravitaillement nous attend. Revigorés, nous atteignons le point culminant du parcours: Les Ordons (995m)

 

Quelques kilomètres plus tard, nous nous arrêtons une dernière fois pour un autre point de vue sur l'Ajoie à la Grande Roche.

 

 

Nous avons couru, oui, nous avons transpiré même, mais nous avons aussi pris le temps de regarder ces magnifiques paysages depuis le haut, de profiter des gourmandises aux Rangiers, de saluer les promeneurs rencontrés le long du parcours. Pas d'esprit de compétition en ce dimanche de mai, seulement la joie de se retrouver et partager de bons moments.

 

 

L'après-midi, qui se termine à Lucelle, comme de coutume autour d'un verre, nous aura permis de souder encore plus nos amitiés

 

N'hésitez pas à faire ce bout de chemin, c'est là, tout près, bien balisé, bien entretenu, et ce doit être très beau en toute saison.

 

Cristel et Carlos

 

P-Les Côtes du Doubs

 

Chef de course : Alain Biétry

 

Participants : Béa, Aline, Yvette, Joseph et Gisela, Markus, Thérèse, Myriam

 

Nous nous retrouvons à Maison Rouge ce dimanche 6 mai, sur une suggestion d’Alain, pour une randonnée pédestre dans les côtes du Doubs. Temps superbe, température idéale et parcours bucolique, ou acrobatique, selon les endroits, il y va de la réputation de notre chef !

 

Premier arrêt : le célèbre rocher de l’aigle, magnifique belvédère du Doubs. De là, nous descendons à la Grotte du Rat (ça ne s’invente pas !), une improbable cabane située pile sous le rocher de l’aigle. Notre descente continue jusqu’à la combe de Biaufond, que nous remontons par des échelles acrobatiques jusqu’au Cul des Prés (je vous l’ai dit, ça ne s’invente pas) où notre chef attentionné nous concocte de succulentes grillades !

 

Une bonne heure nous sera nécessaire ensuite pour rejoindre Maison Rouge par un sympathique sentier forestier. Il nous aura fallu environ 5h de marche pour boucler ce magnifique parcours de + ou – 500m de dénivelé et 14km. Amitié, partage, efforts,… et réconfort ! Tous les ingrédients d’une journée club réussie !

Myriam Gigon

Initiation à la randonnée à ski SR Pic Chaussy (2308m)
14 janvier 2018
Chef de course : Xavier Bédat


Participants : Ignace et Lisa Berret, Agnès Brahier, Fabrice Briot, Ludovic Gurba, Sébastien Hugli, Patrick Juillerat, Louis Joye, Yves Meyer, Olivier Moser, Cristel et Carlos Munoz, César Périat, Sabine Rérat et Joane Voegeli
Deux heures de route pour s’extirper enfin de la nappe de brouillard qui couvre la plaine. Le soleil de Bulle (ou le contraire : la bulle de soleil) est donc au rendez-vous. Mais la montée en face nord, depuis le col des Mosses, nous oblige à patienter encore avant d’en profiter pleinement.


La journée est engagée dès le départ. Les premiers exercices de conversion pour se remettre dans le bain (bain de neige pour certain) sont une bonne piqure de rappel pour les néophytes que nous sommes (pas tous). L’exercice en vaut bien la peine, et le chef le sait, car si la première moitié de l’ascension est plutôt tranquille, la seconde partie se fait dans une pente raide et verglacée. Les couteaux sont presque obligatoires et il s’agit cette fois de ne pas rater les conversions. Mais le groupe a déjà pris une allure professionnelle et j’en ai même entendu se moquer des amateurs qui montaient devant nous…
L’arrivée au col se fait sans encombre et tout le monde attaque la dernière arrête verglacée pour atteindre le sommet du pic Chaussy. La majorité des randonneurs a bien gardé les pieds sur terre après l’exploit, mais Olivier s’est envolé pour nous attendre un peu plus bas avec son parapente.
La poudreuse ayant déjà subi les assauts de nombreux skieurs, la descente se fait presque comme en station ; propre, longue, agressive, magnifique.


Pas loin des traces de dinosaures de Courtedoux, Xavier a déniché des Barryvox d’époque qu’il a caché pour un exercice de recherche qui s’est conclu avec succès. Les trois fossiles ont été retrouvés !


Bravo et merci !


Ignace

 

Semaine clubistique HM région du Simplon                    du 25 au 30 juillet 2017

 

Chef de course : Jean-Bernard Bandelier

 

Participants : Brahier Agnès, Hugli Catherine et Sébastien, Joye Louis, Moser Nicolas, Rérat Sabine

 

 

 

Une semaine de découvertes, d’apprentissage technique, d’échanges et bien sûr de rires, tout ceci dans une ambiance bon enfant.

 

 

 

C’est donc par la montée de l’hospice du Simplon, accompagné d’un vent tenace, que la semaine clubistique HM démarre. Cette première journée nous amène à la cabane Monte Leone (2848m) pour quelques nuitées, où nous sommes accueillis par un couple « Chaux-de-Fonnier », qui prendra soin non seulement de nos estomacs mais également de notre savoir montagnard.

 

 

 

C’est dans un décor hivernal que nous nous réveillons ce mercredi matin ; un vent glacial, à décorner les bœufs, a soufflé toute la nuit…

 

Météo pessimiste à l’heure du petit déjeuner : la tempête nous incite alors à prolonger le temps en cabane, dans l’espoir d’une amélioration.

 

Sous l’œil pointu et conseils avisés de Jean-Bernard, nous mettons à profit ce repos forcé à l’intérieur pour une révision des nœuds et encordements : moment de rappel et de formation bienvenu, où nous pouvons faire, défaire et refaire encore les nœuds et manipulations, mains et pieds au sec et au chaud !

 

 

 

A l’extérieur, point d’accalmie, les bourrasques sont toujours aussi fortes. C’est donc emmitouflés et encapuchonnés que nous sortons pour une mise en pratique sur le terrain des techniques révisées en cabane. Le Wasenhorn qui surplombe la cabane est croûté de blanc, fouetté par la tempête nocturne.

 

Jean-Bernard nous trouve un terrain d’exercices adéquat à 20 minutes de la cabane, à proximité du col que nous emprunterons le surlendemain pour gagner l’Italie. Dans le vent, le froid et les cailloux prêts à dégringoler, les exercices qui semblaient faciles quelques instants plus tôt se sont corsés ! Normal, me direz-vous ! Nous passons à nouveau un moment de formation intensif et riche dans ce secteur.

 

 

 

Retour à la cabane vers midi ; Marianne et Pierre-Yves nous proposent un potage revigorant. Début d’après-midi : le temps est toujours venteux et froid, avec au programme le Wasenhorn (en italien Punta Terrarossa à cause de la couleur rouge et jaune des schistes du versant sud) qui domine la cabane du haut de ses 3245 mètres.

 

De la cabane nous prenons le sentier en direction de Mäderlicke, puis revenons par un sentier en corniche. Trois cordées se forment, nous suivons une arête d’éboulis, évoluant parmi des blocs pierreux. La croûte de givre qui les recouvre rend la progression un peu difficile, glissante, et le brouillard qui cache la cime du Wasenhorn ne présage pas d’amélioration pour l’heure à venir.

 

                                                                                                                                                                                           

 

A quelques 200m du sommet, nous faisons demi-tour, le rocher est définitivement trop glissant. Pas de regret : la journée a été très riche et intense à cause, grâce ou malgré la tempête ! Merci Jean-Bernard !

 

                                                                                                                                                                           

 

Le jour suivant, la météo décide de maintenir le statut quo, avec toutefois une légère accalmie venteuse, mais si brève ! Toujours autant emmitouflés jusqu’au bout du nez, nous tentons l’ascension du Monte Leone. Les premiers km nous emmènent dans un vaste pierrier qui occasionnera, lors de notre retour, une bien grande frayeur à chacun : un éboulement impressionnant de cailloux volant de toute part.

 

 

 

Nous gravissons le col, nous basant sur des traces inhabituelles à nos yeux, chacun amenant son grain de sel, incitant même JB à suivre nos propositions.

 

Le sommet est encore bien loin alors que brouillard et vent, persistent à partager notre randonnée, mettant de plus en plus en doute l’aboutissement de la journée.

 

La montée du glacier se fait lentement, chaque cordée redoublant d’attention aux endroits où nos pieds foulent la neige, mais avec toujours cette envie intense de braver la tempête pour atteindre notre objectif.

 

Si la visibilité devient de plus en plus difficile, nos yeux réussissent encore à s’émerveiller devant la multitude de petites plumes dessinées par la neige et le gel sur le sol. On se croirait face aux scalps de toute une tribu d’indiens.

 

 

 

Finalement, par mesure de sécurité, Jean-Bernard nous convie à rebrousser chemin, l’ascension n’étant plus du tout imaginable.

 

A regret, quelque peu frustrés, nous entamons la descente et retournons bredouille à la cabane, tout en sachant que cette décision était bien évidemment la meilleure à prendre.

 

                                                                                                                                            

 

D’après le programme, la journée du vendredi était dédiée à la récupération et au site d’escalade. La météo n’étant pas certaine et les prévisions meilleures pour les prochains jours, notre chef décide, après s’être renseigné auprès du gardien, d’avancer la traversée sur la cabane Bortelhütte. C’est donc après un petit-déjeûner quelque peu tardif que nous quittons la cabane Monte-Leone avec ses super gardiens “Pierre-Yves & Marianne Chillier”.

 

Nous nous retrouvons rapidement en haut du gouffre “Chalturasserpass”, assez vertigineux. Nous avions réviser l’assurage à cet endroit le premier jour.

 

 

 

Personnellement je trouve ce versant italien mal entretenu et pas vraiment rassurant.

 

Après une bonne descente parsemée de multiples buissons de myrtillers (miam), nous nous arrêtons sur une magnifique place pour pique-niquer.

 

Après avoir repris des forces c’est une montée de 900 m qui nous mène au petit col Forca del Rebbio puis à la cabane Bortelhütte 2’113 m.

 

Le gardien est Canadien et possède un magnifique chien loup blanc et des lapins. Nous apprécions beaucoup le temps beau et chaud. Belle mais grosse journée (D- 1600m et D+ 900m)                                                                                                                        

 

La semaine touche gentiment à sa fin et le mauvais temps aura une part importante dans le terme prématuré de ce séjour HM. Une légère accalmie nous permet tout de même de gravir un des sommets de la semaine prévu par Jean-Bernard : le Bortelhorn.

 

Quel bonheur de pouvoir enfin ressentir les émotions produites par quelques-uns des endroits traversés, vertigineux pour certains et stimulants pour d’autres, et de profiter  du panorama que nous offre le haut de la montagne

 

 

 

De la cabane Bortelhütte à l’hospice du Simplon, le retour se fait sous un soleil de plomb, joli pied de nez à ce séjour plutôt tempétueux.

 

Alors qu’une partie du groupe retourne dans ses pénattes, quelques acharnés choisissent de pratiquer encore quelques voies d’escalade situées face à l’hospice.

 

 

 

Merci à notre chef de course passionné, qui, malgré la tumultueuse météo, a maintenu et encouragé notre envie de découvrir d’autres lieus inconnus en toutes circonstances.

 

 

 

Merci à toute l’équipe de fins randonneurs pour la bonne humeur, les partages, les rires, les coups de main et les encouragements.

 

                                                                                                                                          Agnès, Louis, Sabine